mardi 18 décembre 2007

No Smoking (but alcohol friendly)

Fumer tue. C'est vrai. Mais statistiquement dans 50% des cas seulement et après une longue vie nicotinée. C'est à dire qu'un fumeur a une chance sur deux de pourrir la vie de ses contemporains pendant plusieurs décennies, sans grande conséquence pour lui même. L'autre moitié va développer des maladies chroniques et/ou incurables qu'ils se seront eux mêmes infligés. Je déteste les gens qui se plaignent lorsqu'ils sont la cause de leurs problèmes. Certains verseront même dans le pathétique en allant jusqu'à attaquer les fabricants de tabac... On ne leur a jamais mis une arme sur la tempe en leur intimant l'ordre de fumer. Tout l'art de blâmer les autres pour quelque chose dont on est responsable... Voilà ça c'était le coup de gueule, peu réfléchi mais assez objectif sur la situation actuelle.

Je ne fume pas et n'ai jamais été tenté. Cela s'explique certainement par le fait que personne ne fume dans ma famille proche : on est plus facilement tenté par la cigarette quand on a baigné dans les volutes de fumée depuis l'enfance.

Cependant je ne suis pas du genre à sortir les classiques "Pense à ta santé enfin !" ou "Tu sais mon oncle/grand père/voisin/prof de cm2 (rayer les mentions inutiles) est mort d'un cancer des poumons". Non, chacun fait ce qu'il veut avec sa santé, du moment qu'il en assume les conséquences. Moi même je suis loin de tout faire pour entretenir mon capital santé beauté bien-être (comme on dit dans les centres de remises en forme).
Qu'est-ce qui me gêne alors chez le fumeur ? La fumée ! Si les fumeurs ne rejetaient pas ce déchet nauséabond il n'y aurait pas de problèmes.


L'exemple type ? Une soirée dans un lieu clos, une vingtaine de personnes, 7 ou 8 fumeurs. A la fin de la soirée tout pue la clope : les cheveux, les fringues, la bouffe... Et si en plus il faut dormir dans la pièce en question le bonheur est total et le réveil s'annonce glaireux.
Bref les non fumeurs subissent tous les désagréments de la cigarette sans bénéficier des "avantages" : tout le monde a la gorge et le nez secs, empeste le Camel N°5 mais seuls les fumeurs ressentent une sensation de bien-être. [mode biologiste on] En effet l'absoprtion de nicotine entraîne la libération de dopamine dans le cerveau, d'où une sensation de plaisir et, à long terme, provoque la dépendance [mode biologiste off].
C'est la raison pour laquelle les non fumeurs acceptent de se laisser pourrir la vie de temps en temps (j'en fais parti), tout simplement parce que dans le cas d'un refus le manque va entraîner un changement d'humeur chez le fumeur et occasionner des discussions stériles.
Si on fait remarquer au fumeur que sa fumée de cigarette gêne, celui-ci va souvent assimiler ça à une atteinte de sa liberté personnelle, d'où des discussions plus ou moins virulentes avec les non fumeurs qui peuvent alors se voir traités de liberticides voire de fascistes par les plus accrocs.
La fameuse loi anti-tabac dans les lieux publics, en vigueur le 1er janvier 2008, est une bonne chose, car les fumeurs pesteront contre la loi et moins contre les non fumeurs.
Beaucoup de fumeurs restent égoïstes et bornés mais heureusement de plus en plus tiennent compte des non fumeurs qui n'ont rien demandé, eux, si ce n'est le droit à un air respirable.
A bas le fléau de la fumée de cigarette !

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