mercredi 30 janvier 2008

Große Katastrofe

(cliquer pour agrandir)

"[...] J'abattrai alors le bras d'une terrible colère, d'une vengeance furieuse et effrayante [...] et tu sauras pourquoi mon nom est l'Eternel quand s'abattra sur toi la vengeance du Tout Puissant..." Ezekiel, chapitre 5, verset 12.

Peu de personnes ont dû penser à cette citation tirée de la Bible (ou de Pulp Fiction, tout dépend de vos références) lorsqu'elles ont vu leur dernière heure arriver. Et pourtant elle est particulièrement bien choisie pour illustrer les catastrophes, naturelles ou non, qui surviennent chaque jour et qui laissent derrière elles des cadavres en plus ou moins grand nombre.
Malheureusement à moins que celles-ci ne se déroulent dans des pays développés ou des zones touristiques, la plupart des catastrophes passent inaperçues. En effet un millier de morts dans un séisme de magnitude 7,2 en Afghanistan sera à peine relayé alors que le crash d'un petit avion en Suisse avec une dizaine de passagers à bord donnera lieu à une édition spéciale.

Mais il existe heureusement un site pour ne rater aucun évènement : RSOE EDIS - Emergency and Disaster Information Service. Tsunamis, tornades, tremblements de terre, feux de forêts : toutes les catastrophes classiques y sont répertoriées... Mais ce n'est pas tout : grâce au traitement en temps réel des dépêches fournies par les grandes agences d'information il est possible d'observer des catastrophes moins communes (attaques d'abeilles tueuses, accidents chimiques ou nucléaires, attaques terroristes, glissements de terrains, accidents d'avions, évolution de la grippe aviaire, etc).
A chaque type d'évènement correspond une icône placée sur un planisphère : il suffit de passer sa souris sur l'icône en question pour avoir quelques informations (type d'évènement, heure, pays) et de cliquer dessus pour avoir un maximum de détails (pour un séisme vous aurez la magnitude, la profondeur de l'épicentre, le nombre de victimes si disponible et une carte précise fournie par Google Maps).

Vous pourrez ainsi constater que la France subit
en moyenne entre 1500 et 2000 séismes par an (90 % ont une magnitude comprise entre 2 et 3) et qu'autour de vous se produisent à longueur de journée un grand nombre de catastrophes qui n'atteindront jamais les grandes sphères médiatiques.

samedi 26 janvier 2008

L'homme est idiot

Oui, l'homme est idiot. Chaque jour qui passe ne fait que le confirmer. De plus il est d'une constance remarquable dans la bêtise, avec de temps un temps un pic de débilité qui entraîne sa mort.

C'est justement ce que ce livre se propose de compiler : des morts (ou des blessures) plus bêtes les unes que les autres, émaillées de temps à autre de coups du sort. Qu'elles soient volontaires ou accidentelles, elles ont toutes un point commun : leur improbabilité extrême. En effet si certaines personnes utilisent l'autoroute pour se suicider, peu le font en fonçant à toute allure vers un panneau de signalisation routière, la moitié du corps penché à l'extérieur de la voiture par la vitre de la portière côté conducteur. Il arrive également que la presse locale relate des accidents de chasse, dont un chasseur est la victime la plupart du temps... mais il est rare que le tueur soit le chien du chasseur en question.

Ces histoires et une cinquantaine d'autres composent le recueil. Toutes sont véridiques et proviennent des grandes revues médico-légales internationales, chacune relatée en 3 ou 4 pages et agrémentée de l'humour de l'auteur, Edouard Launet, ancien ingénieur et journaliste scientifique.

Pour les amateurs d'humour noir ou pour ceux qui n'ont plus rien à lire dans les toilettes : Viande froide cornichons, 163 p., collection Science Ouverte, éditions du seuil.

vendredi 18 janvier 2008

L'Enfer , c'est les autres

Jean-Paul a entièrement raison lorsqu'il fait dire à l'un de ses personnages dans "Huis clos" la désormais célèbre tirade qui sert de titre à cette note. En effet la principale source de nuisance pour tout un chacun reste autrui. Alors comment y échapper me demanderez vous : l'homme est un animal social, poussé à aller vers son prochain par des pulsions intrinsèques... Ce à quoi je vous répondrais "Évidemment !". Mais quand son prochain est un abruti fini ou un connard en puissance, avouez que les élans de sympathie s'en trouvent atténués.
Il existe cependant plusieurs moyens pour limiter le contact avec l'Autre : chez certains leur utilisation est innée mais dans le cas de l'individu lambda celui-ci devra d'abord les découvrir, les assimiler avant de les appliquer méthodiquement. Afin d'aider les personnes qui, comme moi, préfèrent de loin endurer moult souffrances plutôt que de subir une présence humaine désagréable, j'ai décidé d'exposer les règles à suivre pour avoir, à défaut d'un mariage princier, une paix royale.
Ah ! J'entends déjà les plus malins : "Tu prônes la misanthropie mais en même temps tu viens en aide à ton prochain en lui donnant gracieusement la recette de la tranquillité ! Paradoxal, non ?". Diantre je suis fait, l'argument parait irréfutable. Mais l'est-il vraiment ? Non, bien sûr. Car le but de ma démarche, s'il semble altruiste à première vue, consiste en fait à accroître ma propre tranquillité : en effet plus un lecteur appliquera les principes que je vais développer moins j'aurais de chance de le rencontrer... Et plus les gens appliqueront ces préceptes, moins je serais ennuyé ! Je ne fait jamais rien de totalement désintéressé, tenez-vous le pour dit. Le but ultime de cette note est bien d'éliminer quelques nuisibles potentiels parmi les 6,5 milliards de mes contemporains.
Revenons-en à notre "Petit guide de l'asocial".

1. Envisager une activité professionnelle adéquate
Il convient de choisir un travail qui limite au maximum les contacts avec autrui : les professions de gardien de phare, bûcheron ou trappeur en Alaska sont les plus aptes à vous procurer un calme relatif.

2. Se comporter en société
2.1 Avec les collègues
Si malgré l'activité que vous avez choisi vous devez encore subir des contacts socioprofessionnels, vous devez adopter un comportement idoine afin que vos collègues comprennent qu'ils vous ennuient profondément. Éludez les conventions sociales comme les poignées de main, les bises et les "Bonjours". Ne répondez aux questions que par monosyllabes ("oui" ou "non"), ne relancez jamais une conversation, ne participez à aucune activité ni aucun évènement de votre entreprise (pots de départ, activités proposées par le CE, Téléthon...) et si vous le pouvez ne déjeunez pas avec vos collègues. Attention cependant à ne pas passer pour un psychopathe, ce qui pourrait engendrer une procédure de licenciement.

2.2 Avec les amis
Il vous reste des amis ? Il est temps de passer à la vitesse supérieure pour faire le ménage. Que ce soit au restaurant, dans un bar ou chez des amis il vous faut adopter une attitude neutre. Le processus sera enclenché lorsque vous entendrez les premiers "Qu'est-ce que t'as, tu fais la gueule ?". Encore une fois limitez les échanges à leurs stricts minima, n'entrez ni dans les jeux, ni dans les danses. Conservez ce profil et très rapidement vous verrez la fréquence des invitations décroître. On peut m'objecter qu'il serait plus rapide de ne pas accepter dès le départ les invitations... Non car on peut vous inviter encore longtemps avant de se décourager, cela implique des discussions, des coups de fils, bref du contact avec autrui et c'est le contraire de ce que nous recherchons. Il vaut mieux subir 2 ou 3 soirées supplémentaires et être sûr par la suite de ne plus être dérangé. Cependant attention à ne pas piller les petits fours ou vider le bar lors de ces soirées : il vous faut une réputation d'asocial, pas d'alcoolique dépressif ou de pique-assiette.
Dernière astuce : n'appelez jamais, attendez qu'on vous appelle et ne répondez pas aux SMS.

3. A domicile
Votre domicile est le cocon de votre tranquillité. Personne ne doit y entrer à moins d'y avoir été dûment convié. Sauf intrusion prévue et nécessaire, n'ouvrez jamais votre porte : vous pourriez tomber nez à nez avec des démarcheurs de tous ordres, un bénévole d'association caritative, un facteur vendant ses calendriers ou, pire, un enfant proposant des tickets de tombola. Vous remarquerez que tous les individus précédemment cités ne veulent qu'une chose : vous soutirer de l'argent et au delà de ça vous inclure à la société (société des Hommes, de consommation ou autre). C'est donc une bonne raison pour les laisser sur le palier.
Si toutefois quelqu'un doit, par extrême nécessité pénétrer chez vous, arrangez-vous pour limiter le temps de présence de l'individu. Quelques pistes : restez debout et n'invitez pas la ou les personnes à s'asseoir (vous pouvez même encombrer intentionnellement les sièges), n'ayez jamais rien à offrir en boissons ou cochonneries apéritives type cacahouètes (officiellement bien sûr, en vérité il suffit de camoufler vos réserves) et en dernier recours raccompagnez les individus les plus invasifs en prétextant un (faux) rendez-vous imminent, quitte à vous habiller et à prendre votre voiture pour faire un simple tour du quartier et être de retour 2 minutes après. La tranquillité et l'intégrité domestique ça n'a pas de prix.

4. La famille
La recette est simple et a fait ses preuves depuis des siècles : ne donnez que peu de nouvelles (quand on vous appelle) et limitez les retrouvailles physiques aux périodes dictées par le folklore familial (Noël, anniversaires, mariage, décès). Ne coupez pas complètement les ponts : cela vous ferait passer de "distant", ce qui est pardonnable, à "ingrat", ce que la famille ne supporte pas. Ce serait dommage de passer à côté d'un héritage à cause de ça.

Voilà les grandes lignes à respecter pour devenir un asocial passable. La route est encore longue avant de pouvoir prétendre au titre tant convoité de Docteur asocial ès misanthropie appliquée.

mardi 18 décembre 2007

No Smoking (but alcohol friendly)

Fumer tue. C'est vrai. Mais statistiquement dans 50% des cas seulement et après une longue vie nicotinée. C'est à dire qu'un fumeur a une chance sur deux de pourrir la vie de ses contemporains pendant plusieurs décennies, sans grande conséquence pour lui même. L'autre moitié va développer des maladies chroniques et/ou incurables qu'ils se seront eux mêmes infligés. Je déteste les gens qui se plaignent lorsqu'ils sont la cause de leurs problèmes. Certains verseront même dans le pathétique en allant jusqu'à attaquer les fabricants de tabac... On ne leur a jamais mis une arme sur la tempe en leur intimant l'ordre de fumer. Tout l'art de blâmer les autres pour quelque chose dont on est responsable... Voilà ça c'était le coup de gueule, peu réfléchi mais assez objectif sur la situation actuelle.

Je ne fume pas et n'ai jamais été tenté. Cela s'explique certainement par le fait que personne ne fume dans ma famille proche : on est plus facilement tenté par la cigarette quand on a baigné dans les volutes de fumée depuis l'enfance.

Cependant je ne suis pas du genre à sortir les classiques "Pense à ta santé enfin !" ou "Tu sais mon oncle/grand père/voisin/prof de cm2 (rayer les mentions inutiles) est mort d'un cancer des poumons". Non, chacun fait ce qu'il veut avec sa santé, du moment qu'il en assume les conséquences. Moi même je suis loin de tout faire pour entretenir mon capital santé beauté bien-être (comme on dit dans les centres de remises en forme).
Qu'est-ce qui me gêne alors chez le fumeur ? La fumée ! Si les fumeurs ne rejetaient pas ce déchet nauséabond il n'y aurait pas de problèmes.


L'exemple type ? Une soirée dans un lieu clos, une vingtaine de personnes, 7 ou 8 fumeurs. A la fin de la soirée tout pue la clope : les cheveux, les fringues, la bouffe... Et si en plus il faut dormir dans la pièce en question le bonheur est total et le réveil s'annonce glaireux.
Bref les non fumeurs subissent tous les désagréments de la cigarette sans bénéficier des "avantages" : tout le monde a la gorge et le nez secs, empeste le Camel N°5 mais seuls les fumeurs ressentent une sensation de bien-être. [mode biologiste on] En effet l'absoprtion de nicotine entraîne la libération de dopamine dans le cerveau, d'où une sensation de plaisir et, à long terme, provoque la dépendance [mode biologiste off].
C'est la raison pour laquelle les non fumeurs acceptent de se laisser pourrir la vie de temps en temps (j'en fais parti), tout simplement parce que dans le cas d'un refus le manque va entraîner un changement d'humeur chez le fumeur et occasionner des discussions stériles.
Si on fait remarquer au fumeur que sa fumée de cigarette gêne, celui-ci va souvent assimiler ça à une atteinte de sa liberté personnelle, d'où des discussions plus ou moins virulentes avec les non fumeurs qui peuvent alors se voir traités de liberticides voire de fascistes par les plus accrocs.
La fameuse loi anti-tabac dans les lieux publics, en vigueur le 1er janvier 2008, est une bonne chose, car les fumeurs pesteront contre la loi et moins contre les non fumeurs.
Beaucoup de fumeurs restent égoïstes et bornés mais heureusement de plus en plus tiennent compte des non fumeurs qui n'ont rien demandé, eux, si ce n'est le droit à un air respirable.
A bas le fléau de la fumée de cigarette !

lundi 17 décembre 2007

And now ladies and gentlemen...


Pourquoi ce blog ? Pour faire une thérapie au rabais, en suivant les conseils de psychologues de comptoir et de gamines de 15 ans connaissant tout à la vie ? Non merci. Pour la gloire peut être ? Non, je ne tiens pas à devenir une star de la blogosphère et avoir mon quart d'heure de gloire en étant invité chez Fogiel ou Ruquier. Pour la reconnaissance ? Je ne suis pas du genre à implorer les chalands de passage à "laChé Dé coMz lol". D'ailleurs peu de personnes auront l'adresse du dit blog. Pour me lancer dans quelque chose de nouveau et meubler l'ennui ? Là on se rapproche plus certainement de la vraie raison...

Pourquoi "Where is my mind ?" : tout d'abord cette chanson (des Pixies pour les incultes) est l'une de mes favorites, si ce n'est ma préférée. Ensuite parce que ça me correspond assez bien : laisser vagabonder son esprit, s'attacher à un détail et être absorbé jusqu'à oublier ce qui se passe autour. Certains diront que je suis étourdi ou oisif. Je préfère les termes curieux et observateur, mais on ne choisit pas toujours la façon dont on est perçu.

Quand au contenu... Et bien il y aura un peu de tout, selon l'humeur du jour : billets assassins, notes critiques, images et vidéos diverses. Un peu comme sur un blog en fait.